Soleil jusqu'à la fin - Un roman dur mais émouvant

24/03/2021

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Titre : Soleil jusqu'à la fin

Auteur : Mélanie Georgelin

Editions : Sarbacane

Prix : 16,00 €

Parution : 3 février 2021

Nombre de pages : 278 pages

Genre : Tranche de vie, YA

Résumé : Amaya a douze ans quand elle voit sa mère mourir de chagrin, après le départ brutal de son père avec une Arlésienne. Aussi sauvage que sa tignasse indomptable, adulte avant l’âge, habituée à s’occuper de ses parents, elle atterrit dans un orphelinat, y enchaîne les joies et les chagrins, découvre une ribambelle de mômes brisés et d’adultes bancals qu’elle tente de réanimer comme elle peut, à coups d’histoires saugrenues et de mensonges poétiques. Mais ce mode de survie n’a qu’un temps : Amaya est vite rattrapée par la vie telle qu’elle est, celle qui frappe sans crier gare et qui ne fait pas de quartiers.

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Je n’ai de cesse de vous le dire : j’aime beaucoup trop la collection « Exprim’ » des éditions Sarbacane. C’est bien simple, je ne crois pas qu’elle m’ait déjà déçue. En revanche, il m’arrive parfois – voire souvent – d’être plutôt sceptique face à un début d’histoire, à un titre ou à un aspect particulier du livre. Mais systématiquement, je referme l’ouvrage parfaitement conquise. Pour Soleil jusqu’à la fin, c’est le titre qui a attiré mon attention tout de suite. Je le trouvais original et intrigant et je ne voyais pas trop le rapport avec le synopsis que l’on pouvait lire du roman en quatrième de couverture. Forcément, j’étais intriguée et fatalement, j’ai décidé de lire ce roman. Et une fois de plus, grand bien m’en a pris.

Comme bien souvent dans les romans de la collection « Exprim’ », le point de départ de l’histoire n’est pas vraiment au top de la bonne humeur. La jeune Amaya est complètement perdue après le décès de sa mère et la perte de tous ses repères. Pour un début, on ne peut vraiment pas dire que ce soit très joyeux. Pire encore, l’autrice nous réserve encore quelques moments qui vont nous briser le cœur très sérieusement. Une chose est sûre : Mélanie Georgelin n’essaye en rien d’adoucir le trait ou de diluer les malheurs de la jeune fille dans un sirop de bons sentiments.

Et pourtant, ce livre porte tellement bien son titre. Les personnages que l’autrice plante pour nous sont terriblement justes et tellement humains. Avec leurs doutes, leurs regrets et leurs cicatrices, comment ne pas s’attacher à eux ? Dans cet océan d’injustice et de malchance qu’est la vie d’Amaya, Mélanie Georgelin arrive malgré tout à planter pour nous des personnages solaires que l’on a envie d’avoir dans nos vies – voire de devenir un jour.

Associé à une écriture assez originale, l’ensemble donne un roman très beau et étonnamment agréable à lire pour un roman qui traite de sujets aussi durs de manière aussi directe.

Le seul point d’interrogation pour moi dans ce roman, c’est sa couverture. Si je comprends très bien à quoi elle fait référence après avoir lu l’ouvrage (impossible de manquer ce moment qui est tellement plein d’émotions), je me rappelle encore de mes interrogations sur ce choix avant de l’avoir lu. Je crois que peut-être ce n’est tout simplement pas une couverture pour moi ; si j’en adore la gamme de couleurs et le côté fleuri, la patte de l’illustratrice ne me plaît pas vraiment et – plus encore – je me questionne toujours sur l’impact que peut avoir une couverture qui ne parlerait qu’aux lecteurs qui ont déjà lu le livre.

En bref, je n’ai qu’un seul conseil à vous donner : passez outre la couverture si elle ne vous plaît pas et lancez-vous dans Soleil jusqu’à la fin.

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