Ash House d'Angharad Walker

21/04/2021

Titre : Ash House

Auteur : Angharad Walker

Editions : Casterman

Prix : 16,00 €

Parution : Mars 2021

Nombre de pages : 328 pages

Genre : Drame

Résumé : C’est le lieu de la dernière chance pour Sol.
Ici, on peut l’aider.
Ici, on peut le sauver.
D’ailleurs les enfants l’accueillent très gentiment.
Même si tout semble étrange.
Même s’il n’y a aucun adulte.
Quand arrive enfin le Docteur qui doit le soigner, Sol découvre un être chaleureux, magnétique.
Mais pourquoi les autres enfants sont-ils soudain terrifiés ?

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Il suffit de quelques pages à Angharad Walker pour poser son ambiance et l’aura de cette fameuse Ash House. On sait que quelque chose ne va pas dedans, notamment par le comportement de ses personnages et le développement d’une certaine mythologie intérieure qui rappelle par exemple « La maison dans laquelle » ou même « Sa majesté des mouches ». On s’accroche donc rapidement au regard de Sol, jeune qui se retrouve embarqué dans ce lieu sans plus d’informations et qui doit se confronter à tout cela avec une incertitude intense. Ce rapport empathique va d’ailleurs nourrir toute la narration malgré un partage dans l’écriture avec le regard d’un résident plus ancien mais tout aussi désemparé suite à des événements que nous serons amenés à découvrir.

L’arrivée du Docteur, figure adulte inquiétante, va donc mettre le feu au poudre de l’histoire, amenant une menace forte que ne lâchera jamais le livre. On sait que quelque chose ne va pas avec ces « obligeances », ces changements de nom effaçant tout passé potentiel et un extérieur présenté comme dangereux, mais ce personnage parvient à conférer une nouvelle intensité qui va diriger tout le restant du récit. Angharad Walker parvient dès lors à perpétuer ses bases avec un talent certain, tout en n’hésitant pas à laisser certaines questions importantes en suspens, notamment par le biais d’une conclusion que l’on pourrait trouver assez abrupte par son ouverture.

Il existe des romans qui nous font des promesses de mystères mais sans parvenir à faire aboutir cette ambiance vers quelque chose de concret. Heureusement pour nous, ce n’est pas le cas de ce « Ash House », bien aidé par le style d’Angharad Walker et le développement de cet univers d’orphelinat de plus en plus oppressant par la violence derrière une figure autoritaire d’adulte. Le suspense est bien maintenu, le style narratif est prenant et les personnages sont assez bien écrits pour qu’on ait envie de s’accrocher, et ce malgré la frustration de ne pas pouvoir appréhender toutes les promesses de départ (même si cela reste assez cohérent vu la narration). En résumé, c’est une lecture des plus agréables qui ne devrait avoir aucun mal à trouver son audience.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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