Bambi : les 4 saisons de la vie

02/04/2021

Titre : Bambi

Réalisateur : David Hand, James Algar, Sam Armstrong, ...

Avec : Gérard Hernandez, Hardie Albright, Sam Edwards, ...

Genre : Animation, initiation, drame, famille, conte

Durée : 1h08

Nationalité : États-Unis

Sortie : 1942

Résumé : Dans la forêt, les animaux fêtent la naissance d'un jeune faon, Bambi. Devenu orphelin après que sa mère ait été tuée par des chasseurs, il est lui-même blessé mais parvient a s'échapper. Après avoir sauvé d'un incendie Féline, la jeune biche qu'il aime, Bambi devient le roi de la forêt à la place de son père

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Les récits d’initiation ne manquent pas, tout comme les histoires de vie. Il semblait donc logique que Walt Disney s’attaque à une adaptation du roman de Félix Salten, sur lequel nous sommes d’ailleurs revenu il y a quelque temps. L’enjeu était de taille, que ce soit au vu du marasme économique connu par l’entreprise aux grandes oreilles ou au vu de la source, marquée par son inscription historique d’un monde prêt à brûler dans les flammes de la guerre. En ce sens, il était logique que, malgré toute la volonté d’être le plus merveilleux possible, ce film allait être reconnu pour les traumatismes qu’il allait éveiller.

Le film conserve la structure narrative du roman, l’évocation d’une existence en milieu forestier trouvant un écho dans les saisons alimentant le récit. En ce sens, les visuels soutiennent cette histoire par un décor riche ainsi qu’une faune colorée qui apporte une douceur au métrage. Mais c’est au milieu de celui-ci que, par une séquence au cadrage et à la mise en scène méritant d’être étudiée par sa perfection, arrive la perte. La séquence est dure, sèche, elle détonne même dans les productions du studio par son approche et conserve toujours autant d’impact malgré les années et les blagues (trop) récurrentes à son sujet.

Et bien que le film tente de parler au mieux d’un destin qui ne peut être que grandiose (notamment par son évocation de la royauté) et qu’il cherche à offrir le plus d’amusement possible (par le biais de Pan Pan par exemple), le traumatisme reste présent. Celui-ci explosera même dans les flammes d’un final toujours aussi évocateur. La rigueur technique est en ce sens incomparable et parvient à souligner la force d’un décor toujours autant doté de vie. Pas étonnant dès lors que l’on aborde plus Bambi comme une célébration de la Nature, quitte à mettre de côté sa tristesse ambiante oscillant sur un certain fil avec la volonté de merveille du film.

Bien trop relégué comme une production infantile, « Bambi » constitue une œuvre toujours aussi remarquable dans son évocation de la nature et du deuil, trouvant dans sa construction visuelle une pertinence toujours aussi remarquable. Il n’est guère surprenant au vu du résultat que, bien des années après sa sortie et son échec commercial, le film reste toujours inscrit dans la mémoire collective. Et qu’importe le passage des saisons et des années, l’épreuve de la mort restera sans aucun doute toujours aussi prégnante.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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