La belle au bois dormant : le film de princesse à son apogée ?

19/04/2021

Titre : La belle au bois dormant

Réalisateur : Clyde Geronimi, Les Clark, Eric Larson et Wolfgang Reitherman

Avec : Jeanine Forney, Guy Chapelier, Sylvie Moreau (III), ...

Genre : Conte, Animation, Musical

Durée : 1h15

Nationalité : États-Unis

Sortie : 1959

Résumé : La princesse Aurore, victime d'un sort que lui a jeté la sorcière Maléfique, s'est endormie d'un profond sommeil dont le seul baiser d'un prince peut l'éveiller. Ses marraines, les fées Pimprenelle, Flora et Pâquerette, unissent leurs pouvoirs magiques pour aider le vaillant prince Philippe à combattre le redoutable dragon, gardien du château où dort Aurore.

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Disney s’est bâti une réputation sur ses adaptations de conte de fées, se reposant notamment sur des figures de princesses pour mieux captiver petits et grands. Quand on aborde le sujet avec différentes personnes, les titres qui sortent de leur bouche peuvent varier mais risquent de s’inscrire soit dans ce passé essentiel ou dans des titres plus modernes. Néanmoins, quel serait l’aboutissement de ces relectures de titres perpétués dans les imaginaires à travers les décennies ? Le premier film d’animation classique qui se pose pour nous en tant que pièce centrale de l’échiquier Disney serait sans doute son plus beau visuellement, « La belle au bois dormant ».

En effet, d’un point de vue purement graphique, on pourrait parler d’une forme d’aboutissement, ses compositions inspirées picturalement invoquent des tableaux d’antan avec ce que cela implique de travail sur le décor, la grandiloquence de la nature et des architectures médiévaux. Cette grandeur parvient à souligner toute la simplicité de l’intrigue avec des plans tout simplement renversants par leur richesse et leur portée poétique.

Il y a une grâce dans le mouvement, sublimé lors d’un morceau de danse à la beauté si éclatante qu’elle subjugue encore des années après sa sortie. Jouant plus sur la largeur de l’écran alors que ses productions cherchent la profondeur de champ, le film de Clyde Geronimi (assisté de Les Clark, Eric Larson et Wolfgang Reitherman) y trouve un aspect formel subjuguant. On sent l’influence de l’art médiéval et de mouvements de danse pour mieux gérer des mouvements se voulant d’une grâce toujours aussi fragile.

Concernant l’intrigue même, elle repose sur les principes connus du conte, allégorie sur la sexualité en plus, tout en étant appuyé par sa nature formelle pour accentuer sa nature sentimentale. Il s’en trouve une forme exacerbée qui sublime ce qui aurait pu être simple, invoquant une forme totale de magie dans ses instants de comédie ou d’action. C’est cette charge lyrique qui alimente tout le métrage et parvient à aboutir ses personnages au bout de leurs archétypes, loin de la déconstruction mais trouvant dans ce renforcement des attentes un aboutissement absolu de tout ce qui a nourri les longs-métrages Disney.

Allant au bout de ses dispositifs narratifs de conte, « La Belle au Bois Dormant » s’inscrit définitivement comme un classique qui profite de sa perfection visuelle pour se diriger vers la forme la plus pure et absolue du conte. C’en est d’une telle perfection que l’on ne peut que se plonger totalement dans ces 75 minutes de pure cinéma poétique. Pas étonnant que le château du film serve de point de repères à la plupart des parcs d’attraction de Disney, comme une forme de reconnaissance pour tout ce que le long-métrage aura pu accomplir dans la formule ayant institué l’entreprise.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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