La danse de la tarentule de Claire Blanchard

01/04/2021

Titre : La danse de la tarentule

Auteur : Claire Blanchard

Editions : Presses de la Cité

Prix : 20,00 €

Parution : Janvier 2021

Nombre de pages : 320 pages

Genre : Drame

Résumé : " Ker Kroaz. Le manoir où j'ai vécu enfant. Une demeure gigantesque avec une tourelle, entourée d'un parc donnant sur une petite crique, des pièces partout, fermées à clé pour la plupart. Au milieu des années 1980, de l'âge de cinq ans à l'âge de neuf ans, j'ai habité là avec ma grand-mère, Joséphine Vernois, mon petit frère, Jean-Baptiste, et tante Micheline, la soeur de ma mère.
Ma mère, si tant est qu'on puisse l'appeler ainsi, nous avait pondus, mon frère et moi, pouf, pouf, à deux ans d'intervalle, puis s'était promenée à travers le monde, une fois qu'on n'eut plus besoin de lui téter les mamelles, pour suivre mon père dans ses déplacements. On avait vécu tous ensemble à Palaiseau, mais un beau jour, ça y est, ça s'était décidé du jour au lendemain, mes parents avaient disparu et je m'étais retrouvée au Croisic avec mon frangin de trois ans. Ma mère
nous avait confiés à ma grand-mère pour six mois, puis ces six mois s'étaient changés en années. "

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Le point de départ du roman est violent, clairement d’une douleur intense qui nous remet en question à plusieurs reprises durant sa lecture. Les souvenirs que dresse Émilie par rapport à son enfance ont l’intensité d’un regard perdu, détruit par les sentiments dans son rapport maternel. Il faut être sacrément préparé par moments dans certains chapitres invoquant un sentiment de déchirement qui s’insinue au fur et à mesure des drames narrés par le roman de Claire Blanchard.

Montrant par moments la charge supportée par le rôle de la mère, « La danse de la tarentule » conserve néanmoins ce point de vue permanent d’enfant confronté à une violence intime et bien trop quotidienne. Les éléments qui surviennent se font avec une intensité profonde et personnelle, de celles que l’on aimerait ranger au fond d’une boîte pour mieux en perdre la clé à jamais. Le style parvient à appuyer cette affliction sans tomber dans une lourdeur qui aurait rendu le tout vain. C’est pourtant tout le contraire qui se retrouve ici.

C’est un roman bien difficile à lire que « La danse de la tarentule » au vu de ce qu’il peut invoquer de souvenirs destructeurs et de douleurs intimes. On se retrouve ainsi souvent en apnée durant sa lecture et Claire Blanchard ne fait clairement rien pour nous aider à en sortir, à raison bien évidemment. Difficile de terminer ce roman sans être mal à l’aise par ce qu’il exprime tant les moments de répit sont des plus rares. Libre à vous de vous y confronter mais il est peu probable que vous vous en sortiez indemne.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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