La fleur perdue du chaman de k de Davide Morosinotto

24/04/2021

Titre : La fleur perdue du chaman de k

Auteur : Davide Morosinotto

Editions : L'école des loisirs

Prix : 18,00€

Parution : Janvier 2021

Nombre de pages : 523 pages

Genre : Aventure, Drame

Résumé : Pérou, 1986. Être admise dans une clinique neurologique ne faisait pas vraiment partie des projets de Laila… Mais si ses symptômes ne s’étaient pas manifestés, jamais Laila n’aurait rencontré El Rato. Et jamais ils n’auraient découvert un étrange journal, écrit en 1941 par un certain Dr Clarke, dans lequel le dessin d’une fleur allait changer le cours de leur existence. Utilisée par les chamans de la tribu de K., la Fleur Perdue aurait un grand pouvoir de guérison (encore faut-il la dénicher). Lorsque le diagnostic tombe pour Laila, et que l’espoir ne semble plus permis, les deux amis décident de tenter le tout pour le tout : trouver la fleur et ainsi guérir Laila. Mais pour cela, un long voyage des Andes à la forêt amazonienne les attend, un long voyage semé d’embûches…

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Tenir entre ses mains le pavé de Davide Morosinotto peut faire peur tant l’ouvrage est imposant par son poids. Mais comme on ne peut juger un livre à sa couverture, on ne peut estimer l’ampleur d’un récit à la masse de ses pages car celles de « La fleur perdue du chaman K » parviennent à invoquer l’aventure et le potentiel d’un ailleurs dans un drame médical toujours au cœur de l’intrigue. D’ailleurs, les deux points de vue dans la narration permettent de mieux capter cette quête par un regard rempli de l’insouciance et de l’espoir de la jeunesse.

L’histoire porte alors bien cet équilibre en n’hésitant pas à basculer visuellement, notamment lors de certaines crises ou quand une nouvelle vision s’impose au récit. Davide Morosinotto parvient à nous faire croire à ce périple marqué par les mésaventures. Le besoin de parcourir la forêt amazonienne pour trouver ce fameux remède s’avère toujours passionnant et rondement mené dans sa globalité. On n’y voit alors guère de gras narratif tant tout se suit avec un rythme croissant jusqu’à une conclusion qui englobe bien la peur de cette fatalité que constitue la mort et le besoin de vivre le plus possible.

N’hésitant pas à faire basculer l’aventure et la beauté de son décor avec la crainte de ne pas avoir assez vécu quand vient le dernier moment, « La fleur perdue du chaman K » trouve une ambiance assez mélancolique qui participe à son expérience de lecture. Trouvant autant de force dans sa narration que dans ses basculements visuels, Davide Morosinotto nous offre un ouvrage qui se découvre avec beaucoup de cœur, pour notre plus grand bonheur.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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