La Lumière dans les Combles - Un roman sur la peur

27/04/2021

Titre : La Lumière dans les Combles

Auteur : Sharon Cameron

Editions : Gallimard Jeunesse

Prix : 17,00 €

Parution : 14 janvier 2021

Nombre de pages : 496 pages

Genre : Historique

Résumé : "J'espère bien que vous allez m'emmener à la Gestapo. Alors je pourrai leur dire ce que je vais vous dire à vous. Que vous êtes des lâches. Et des idiots. Bien sûr que je veux cacher des juifs ! Je le reconnais. C'est la vérité. Je veux les cacher et les aider jusqu'à ce que quelqu'un décide d'en finir avec cette guerre."
Stéfania a fait le choix de résister. Quitte à payer le prix fort.

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Il y a plus ou moins un an, je vous parlais de mon coup de cœur pour le roman Un Goût de Cannelle et d’Espoir. Je m’étais lancée bien après tout le monde dans ce roman, parce que j’aime les récits qui mêlent la petite et la grande Histoire et j’avais été ravie de retrouver cet aspect dans le roman de Sarah McCoy. Cette année, je me suis lancée dans un autre roman historique (j’ai toujours une période « lectures historiques » au printemps et au début de l’été !) : La Lumière dans les Combles.

Je dois bien avouer que je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce roman, j’en avais assez peu entendu parler, mais j’avais envie de le découvrir parce qu’il proposait une thématique que j’ai assez peu vu abordée dans la littérature : le point de vue de civils qui ont caché des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Comme vous avez pu le constater, ce roman n’a pas été un coup de cœur comme ont pu l’être Le Goût Sucré des Souvenirs ou encore Un Goût de Cannelle et d’Espoir. Je pense que l’explication tient en une phrase : il s’agit d’une biographie à peine romancée. L’autrice est ainsi partie de l’histoire vraie de Stefania Podgorska, une polonaise qui avait 18 ans durant la Seconde Guerre Mondiale et qui a dissimulé chez elle des Juifs, au péril de sa vie. Forcément, dans la mesure où le récit de la vie de Stefania n’a été que peu romancé, certains passages peuvent sembler répétitifs : la jeune femme traverse plusieurs fois les même difficultés, craint les mêmes choses, … C’est une chose à laquelle je ne m’attendais pas et c’est en réalité ça qui m’a mis la puce à l’oreille sur la dimension biographique du roman. Une fois que j’ai su qu’il s’agissait d’une histoire vraie, j’ai été nettement moins tatillonne au sujet du scénario du livre – forcément.

Dire que j’ai passé un bon moment avec ce livre serait un pur mensonge : j’ai passé un moment assez horrible en compagnie de ce roman, pour la bonne et simple raison qu’il m’a semblé très réaliste (forcément). J’avais déjà lu d’autres romans sur cette période et je crois bien que c’est la première fois que j’en lis un du point de vue d’une personne qui cache volontairement des Juifs. Ce que j’ai trouvé particulièrement bien fait dans le roman – et qui l’a justement rendu si difficile à lire – c’est que l’autrice a très bien retranscrit les risques pris par la jeune Stefania. L’intrigue se déroule après l’invasion, puis l’annexion de la Pologne par l’Allemagne nazie et le roman met parfaitement bien en avant le type de droits qu’avaient les Polonais à l’époque : pas beaucoup, si ce n’est aucun. La population polonaise était au service de l’armée allemande : la nourriture était réquisitionnée, les industries, les logements, … Les Polonais qui refusaient de céder étaient exécutés.

Le roman est donc particulièrement dur à lire, pas seulement parce qu’il met en scène cette situation – si vous avez lu le roman Le Pianiste ou vu son adaptation vous pouvez vous faire une idée assez précise de la situation – mais aussi et surtout parce que l’autrice met l’accent sur la peur de Stefania. C’est bien simple, pendant toute ma lecture j’avais la boule au ventre parce que l’autrice met en lumière le fait que Stefania est parfaitement consciente de ce qu’elle risque. Stefania a peur en permanence – et fatalement, le lecteur aussi. La jeune femme est donc terrifiée tout le temps et chaque soir, alors qu’elle rentre du travail, elle craint de retrouver son logement saccagé, ses protégés et sa petite sœur de sept ans exécutés.

Vraiment, ce livre a été difficile à lire pour moi parce qu’il ne laisse pas la place à l’espoir comme ont pu le faire les autres romans sur la même période que j’ai pu citer. Cependant c’est un livre à lire, parce qu’il est d’autant plus important que ses personnages ont réellement existé.

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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