Miraï, ma petite sœur

12/04/2021

Titre : Miraï, ma petite sœur

Réalisateur : Mamoru Hosoda

Avec : Moka Kamishiraishi, Haru Kuroki, Gen Hoshino, ...

Genre : Comédie dramatique, animation

Durée : 1h38

Nationalité : Japon

Sortie : 2018

Résumé : Kun est un petit garçon à l’enfance heureuse jusqu’à l’arrivée de Miraï, sa petite sœur. Jaloux de ce bébé qui monopolise l’attention de ses parents, il se replie peu à peu sur lui-même. Au fond de son jardin, où il se réfugie souvent, se trouve un arbre généalo-ma-gique. Soudain, Kun est propulsé dans un monde fantastique où vont se mêler passé et futur. Il rencontrera tour à tour ses proches à divers âges de leur vie : sa mère petite fille, son arrière grand-père dans sa trépidante jeunesse et sa petite sœur adolescente ! A travers ces aventures, Kun va découvrir sa propre histoire.

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On ne le dirait pas comme cela mais c’est dur d’être un enfant. On peut avoir du mal à comprendre le monde qui nous entoure, on se croit au centre de l’existence de sa famille et l’on est toujours confronté à des épreuves qui nous forcent à grandir, apprentissage à la dure de la vie par le biais des années qui passent et des premières fois s’accumulant au fur et à mesure que le temps passe. Dès lors, il est courageux de la part de Mamoru Hosoda de tendre au public jeune auquel est destiné « Miraï, ma petite sœur » un miroir leur montrant des faces moins positives que ce que l’on a coutume de voir.

Inspiré par sa propre paternité, le réalisateur de l’excellent Summer Wars tente ainsi d’aborder des sujets en lien avec la famille pour permettre à son audience de se rendre compte de sa vraie place dans le monde, liens intimes avec les parents ou les ancêtres moins connus à l’appui. Pas de place néanmoins à quelque chose de cruel mais d’une douceur infinie, avec une envie de brasser ses thématiques familiales avec sensibilité pour mieux toucher les enfants. C’est quelque chose qui revient perpétuellement dans le cinéma d’Hosoda mais nous émeut toujours avec la même intensité : une affection dans les réflexions amenées permettant à celles-ci d’être appréhendées par plus de personnes, en priorité les plus jeunes.

Comme toujours chez Hosoda, l’animation est remarquable, ouvrant le film vers des rêveries enfantines avec une sensation de vertige par la richesse qui s’en dégage, le tout en n’oubliant pas de laisser la gravité du quotidien remettre sur pied ce qui est amené. La maîtrise des idées du metteur en scène nous subjugue toujours, comme son rapport à l’architecture de la maison de Kun. Tout est mis en place pour permettre à chacun de s’y retrouver, que ce soit parents confrontés à leur situation, enfants devant réfléchir à leur place ou même n’importe qui s’étant interrogé sur son rapport aux autres, en priorité sa famille.

On ne peut alors que se sentir touché par « Miraï, ma petite sœur », confortant la place de Mamoru Hosoda en tant que metteur en scène d’exception dans le milieu actuel de l’animation. On se retrouve emporté par ses questions sur notre rapport aux temps passés et à notre avenir, avec une émotion qui nous fait toujours autant vaciller par son intensité éclatante.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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