Que du feu - Une déception.

19/04/2021

Titre : Que du feu

Auteur : Cara Hunter

Editions : Hauteville

Prix : 19,50 €

Parution : 10 mars 2021

Nombre de pages : 416 pages

Genre : Thriller

Résumé : Tout le monde n'a pas le coeur à réveillonner pendant les fêtes de fin d'année. À Oxford, un incendie a réduit en cendres la maison de la famille Esmond. Parmi les décombres, les corps de deux enfants. Le plus jeune est mort, le pronostic vital de l'aîné est réservé. Que faisaient-ils seuls dans la maison ? Où est passée leur mère ? Pourquoi leur père est-il injoignable ?

Cette affaire met à rude épreuve les nerfs de Fawley et réveille en lui de douloureux souvenirs. Sur place, les flammes ont détruit presque tous les indices, mais plus l'enquête progresse, plus l'inspecteur a du mal à croire que des décorations de Noël soient à l'origine de ce désastre. Et si cet incendie n'avait rien d'accidentel ?

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Que du feu est la troisième enquête de l’inspecteur Adam Fawley et selon moi la moins aboutie. Malgré les invraisemblances et les twists un peu hasardeux, j’avais apprécié les deux premiers romans qui le mettaient en scène car j’y avais trouvé mon compte : des intrigues palpitantes, beaucoup de rebondissements et des personnages attachants. Et alors que je m’attendais à retrouver cette ambiance ici, j’ai rapidement déchanté face aux nombreux défauts sur lesquels je n’ai malheureusement pas réussi à fermer les yeux. Je tiens néanmoins à remercier les éditions Hauteville pour leur envoi. 

J’avais déjà relevé ce point au moment de ma lecture de Sous nos yeux et Dans les ténèbres, mais une fois de plus j’ai eu beaucoup de mal avec le découpage narratif (inexistant) de ce « troisième tome » des enquêtes d’Adam Fawley. Je ne sais pas pourquoi mais l’auteure a fait le choix de ne pas chapitrer ses histoires. On passe ainsi d’un paragraphe à un autre, d’un rapport de police à un article de presse, d’un témoignage à un dialogue, dans un flux constant, partiellement interrompu par des marques stylistiques telles que des « * * * » ou des sauts à la ligne. Je pense qu’il y a là l’envie de créer un rythme infernal où le lecteur serait « forcé » de tourner les pages sans jamais s’arrêter jusqu’à la fin, mais pour ma part j’ai surtout été rapidement perdu. Si dans les deux premiers tomes, l’auteure était en effet assez bien parvenue à situer l’action et les protagonistes qui la vivaient, ici j’ai eu beaucoup de mal à comprendre qui faisait quoi et où.

L’autre point qui m’a dérangé, c’est le nombre de personnages et leurs relations qui ne sont pas clairement expliquées. Pour vous dire, même en ayant lu les enquêtes précédentes je ne me souvenais pas des trois quarts d’entre-eux. Et un lecteur qui découvrirait Cara Hunter avec Que du feu sera inévitablement perdu, d’autant que la narration confuse n’aide pas franchement à la compréhension…

L’intrigue, enfin, s’est révélée très banale, pour ne pas dire quelconque. Contrairement aux romans précédents, l’auteure a vraiment manqué d’imagination et est passée du twist final invraisemblable (mais imprévisible) à pas de twist du tout. L’histoire suit son cours sans vraiment de surprise et même si la fin tient la route, l’ensemble demeure décevant. Le seul point positif, et c’est celui qui m’a fait mettre 2/5 à ce roman, c’est le degré d’émotion que j’ai trouvé assez élevé. Cara Hunter a décidé d’aborder ici une thématique difficile, avec notamment une scène glaçante dans les dix dernières pages qui, je dois l’avouer, m’a beaucoup remué.

Malgré tout, je pense que je lirai le prochain roman de l’auteure qui m’avait habitué à mieux et mérite donc une deuxième chance. Mais si comme moi vous avez plutôt apprécié les deux premières enquêtes d’Adam Fawley et hésitez à vous plonger dans celle-ci, je vous conseille de passer votre chemin et d’attendre la suivante ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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