Autopsie d'un drame - Un avis en demi-teinte

03/05/2021

Titre : Autopsie d'un drame

Auteur : Sarah Vaughan

Editions : Préludes

Prix : 19,90 €

Parution : 10 mars 2021

Nombre de pages : 448 pages

Genre : Thriller

Résumé : Jess, mère au foyer, fait preuve d’une grande dévotion envers ses trois enfants, qu’elle chérit et protège à tout prix. C’est du moins la façon dont Liz, son amie depuis dix ans, la perçoit. Mais le doute s’installe lorsque Jess se rend aux urgences pédiatriques où travaille Liz. Dans ses bras, sa fille Betsey, âgée de dix mois, présente tous les signes d’un traumatisme crânien. Jess, d’ordinaire si soucieuse du bien-être de sa famille, semble étrangement distante et peu concernée par la situation, et ses explications ne collent pas avec la blessure de l’enfant. Liz s’interroge sur les réelles motivations de son amie. Pourquoi a-t-elle attendu aussi longtemps avant de se rendre à l’hôpital ? S’agit-il vraiment d’un accident, comme elle l’affirme ? Un drame psychologique brillamment tissé qui sonde les enjeux de la maternité, de l’amitié et interroge ce qui nous lie ou nous sépare.

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J’ai découvert Sarah Vaughan avec La ferme du bout du monde, un roman historique que j’avais bien aimé, surtout pour son immersion dans les Cornouailles de 1939… et ses secrets. Puis j’ai re-découvert l’auteure lorsqu’elle a décidé de changer de cap en s’essayant au thriller politique avec Anatomie d’un scandale, un genre dans lequel je ne l’attendais pas et où elle a réussi à m’étonner. Je me demandais alors où cette troisième expérience de lecture allait m’emporter et il s’avère que cette fois, Sarah Vaughan s’est lancée à la conquête du thriller domestique en mettant en avant la maternité et ses conséquences. Une lecture très intéressante qui m’a toutefois laissé sur ma faim mais pour laquelle je remercie les éditions Préludes.

Une chose est sûre, l’auteure ne manque pas de ressources. Au fil des romans, elle a su prouver sa faculté à s’adapter à tous les genres et leurs particularités afin de se mettre complètement au service des intrigues qu’elle propose. Et une fois de plus, cette nouvelle histoire ne déçoit pas pour son réalisme, aussi bien dans les faits relatés que dans les différentes procédures médicales ou juridiques évoquées. Sarah Vaughan a fourni un gros travail de documentation, dont elle parle d’ailleurs dans les remerciements, et ça se ressent vraiment au niveau de l’écriture. J’ai adoré découvrir les difficultés cachées auxquelles font face les femmes au moment de la maternité ainsi que les pressions sociales qu’elles subissent au quotidien. Même si j’ai déjà vu ces sujets abordés dans d’autres romans, Sarah Vaughan a proposé ici quelque chose de différent, voire tabou, qui m’a fasciné. 

En revanche, malgré un fond très intéressant, j’ai rencontré deux problèmes au cours de ma lecture que je n’ai pas réussi à oublier. Tout d’abord une absence véritable d’intrigue. Finalement, l’histoire en elle-même tient dans un mouchoir de poche car l’accent est davantage porté sur les thématiques abordées et les personnages à travers lesquels on les découvre. Seulement, et c’est le deuxième reproche que je ferai à ce roman, je ne me suis absolument pas attaché aux protagonistes. Et je crois que dans une histoire comme celle-ci, c’est essentiel, car autrement on s’ennuie… Sarah Vaughan est tout de même parvenue à instiller une dose de suspense, avec quelques twists bien pensés, mais à la fin je me suis quand même demandé : « tout ça pour ça? »

En somme, je ne dirais pas que ma lecture s’est révélée désagréable mais je n’ai pas non plus passé un moment mémorable. Si je retiendrai sans aucun doute toutes les informations liées à la maternité et à la place des mères dans la société, je ne dirais pas la même chose de l’intrigue que je risque d’oublier rapidement. J’attends donc encore ce roman de l’auteure qui me donnera une claque mais je ne désespère pas car, petit à petit, je sens qu’on s’en rapproche. 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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