Fievel et le nouveau monde : il n'y a pas de chats en Amérique !

29/05/2021

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Titre : Fievel et le nouveau monde 

Réalisateur : Don Bluth

Avec : Phillip Glasser, Christopher Plummer, Nehemiah Persoff, ...

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1h17

Nationalité : États-Unis

Sortie : 1987

Résumé : Persécuté par les chats en Russie, Fievel embarque avec sa famille pour le Nouveau Monde : l’Amérique. Au cours du voyage en bateau, Fievel tombe à l’eau pendant une terrible tempête et échoue dans le port de New-York. Désormais seule, la jeune souris, aidée par de nouveaux amis, va braver tous les dangers pour retrouver sa famille…

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Le cinéma d'animation nous a offert de nombreux talents, et celui de Don Bluth n'est pas assez célébré. Certes, ses films ont su s'inscrire de façon mémorable, à la façon du « Petit Dinosaure » ou de son « Anastasia », mais son nom reste quand même marqué par un ancrage dans les années 80 et 90 qui peut faire croire que sa célébration relève de la nostalgie et non pas d'une véritable maîtrise visuelle. Heureusement, toute personne pensant cela n'aura qu'à regarder ce « Fievel et le nouveau monde », ressorti chez Rimini, pour constater son erreur.

Le long-métrage s'inscrit dans une réalité historique (l'exode des juifs russes) ainsi qu'une vérité toujours aussi contemporaine : la croyance d'un ailleurs qui relève de l'eldorado face à la violence inscrite dans plusieurs pays du monde. La chanson de ces émigrés rêveurs durant leur périple relève alors d'une foi en cet autre monde où tout serait meilleur à tous les niveaux et où l'on pourrait se poser sans craindre la menace qui nous poursuit inlassablement.

Dès lors, cet ancrage politique donne un fond plutôt amer, malgré la teneur résolument colorée du film surtout au vu du périple solitaire d'un Fievel naïf par sa jeunesse et emporté par certaines figures de profit destructeur. La courte durée du récit (moins d'une heure vingt) profite à un récit où l'Amérique constitue aussi bien un lieu de bonheurs que de malheurs. La maîtrise visuelle et émotionnelle de Don Bluth parvient à amener tout son propos tout en disposant de numéros musicaux qui parviennent à enrichir les questionnements du long-métrage.

Rimini nous propose donc un classique d'animation qui vaut clairement la peine d'être redécouvert, ne serait-ce que pour rappeler pourquoi Don Bluth a autant marqué le cinéma d'animation américain grand public. « Fievel et le nouveau monde » s'avère toujours aussi moderne dans son espoir dans une Amérique de tous les trésors où l'on ne trouve pas de chat et où les rues sont pavées de fromage...

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