Le Poète - Un classique incontournable ?

15/05/2021

Titre : Le Poète

Auteur : Michael Connelly

Editions : Calmann Lévy

Prix : 18,00 €

Parution : 10 mars 2021

Nombre de pages : 570 pages

Genre : Thriller

Résumé : La spécialité de Jack McEvoy, c’est la mort. En tant que chroniqueur judiciaire au Rocky Mountain News, il y a été confronté plus d’une fois. Mais rien n’a pu le préparer au suicide de son frère jumeau. Inspecteur de police, déprimé et incapable de supporter le meurtre non résolu d’une jeune femme retrouvée coupée en deux, Sean s’est tiré une balle dans la bouche, comme le font souvent les policiers dépressifs. Un sujet dont Jack décide de s’emparer, en guise de dernier
hommage à son frère.

Mais en s’immisçant dans une base de données du FBI pour les besoins de son article, McEvoy découvre avec stupéfaction que beaucoup de policiers se sont suicidés dernièrement, et que le FBI mène l’enquête sur la mort de son frère. Il comprend alors que cette affaire est en passe de lui fournir le plus gros scoop de sa carrière.

Il pressent aussi qu’il est devenu la prochaine cible du suspect, un assassin qui a, jusqu’à présent, toujours réussi à tromper les plus fins limiers lancés à ses trousses…

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Michael Connelly n’est évidemment plus à présenter. Il jouit dans le monde du thriller et du roman policier d’une réputation qui égale celle de John Grisham, Harlan Coben ou encore Stephen King. Et pourtant, je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir son univers.
A l’occasion des 25 ans du Poète, roman qui a offert à l’auteur son rayonnement international, je me suis donc dit que c’était le moment idéal pour enfin me plonger dans ce thriller devenu culte. Et quoi de mieux pour ça que la réédition anniversaire proposée par les éditions Calmann Lévy que je remercie pour leur envoi.

J’ai toujours entendu dire que le style de Connelly était au carré, sans fioritures et pour autant reconnaissable. Et je dois avouer que dès les premières pages, j’ai été embarqué dans cette histoire qui n’a cessé de m’étonner jusqu’à la fin. J’avais très peur qu’après 25 ans, Le Poète ait pris un coup de vieux car bien souvent ces romans précurseurs qui inspirent toute une génération de jeunes auteurs deviennent avec le temps moins spectaculaires, parce qu’ils influencent justement des milliers d’autres. Néanmoins, même si la construction de l’intrigue et le dénouement imaginé par Michael Connelly m’ont effectivement rappelé d’autres thrillers écrits plus tard, j’ai été très agréablement surpris par la modernité de cette histoire qui a pourtant mon âge. 

Au-delà des nombreux rebondissements et du suspense géré d’une main de maître, j’ai adoré l’ambiance que l’auteur a créée ici. Je ne sais pas à quel point la procédure d’enquête telle qu’elle est décrite est fidèle à la réalité, mais pour ma part je croyais à 100% en ce que je lisais. Il y a une vraie densité dans l’intrigue qui prend de l’ampleur au fil des pages et se transforme en véritable page turner au bout de quelques chapitres seulement. Et puis je crois que ce qui fait surtout la force de ce roman, ce sont ses personnages, si touchants et humains, auxquels il est impossible de ne pas s’attacher. 

J’aimerais terminer en parlant du dénouement qui m’a bluffé par son inventivité. Il faut évidemment se remettre dans le contexte des années 1990 où ce type de fins n’était pas très courant, ou en tout cas peu répandu. Et même si j’ai déjà vu ce genre de révélations devenues depuis le temps plutôt attendues dans les thrillers, je me suis quand même fait avoir par l’auteur. 

Bref, je ne peux que m’incliner face au talent de Michael Connelly et confirmer le titre de roman incontournable souvent attribué au Poète. Maintenant que je sais exactement à quoi m’attendre avec l’auteur, j’ai hâte de découvrir sa saga principale mettant en scène Harry Bosch, dont le premier tome ne devrait plus tarder à rejoindre ma bibliothèque. 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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