La fortune sourit aux disparus - Le roman à énigme dépoussiéré !

21/06/2021

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Titre : La fortune sourit aux disparus

Auteur : Stephen Spotswood

Editions : Calmann-Lévy

Prix : 17,50 €

Parution : 3 mars 2021

Nombre de pages : 464 pages

Genre : Policier

Résumé : New York, années 40. Lillian Pentecost, la détective privée la plus renommée de Manhattan, n’est plus toute jeune et a besoin d’un allié digne de ce nom. Le hasard fait qu’elle croise la route d’une certaine Willowjean Parker, une petite fugitive travaillant dans un cirque, capable de manier les couteaux comme personne. Willowjean ne peut décliner le salaire mirobolant que Ms. P lui offre pour mener les enquêtes en tandem. À peine embauchée, elle se voit embarquée dans une mission délicate pour élucider le meurtre d’une jeune veuve de la haute société, retrouvée morte chez elle après une consultation avec une voyante. L’arme du crime : la boule de cristal… Décor délicieusement rétro, enquête endiablée et duo de femmes irrésistible. Du cosy crime vintage addictif !

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Le cosy mystery est devenu un genre à part au fil des années. Tous les auteurs qui s’y sont essayés ont évidemment puisé leur inspiration auprès de la reine du crime, Agatha Christie, mais peu sont parvenus à lui rendre un véritable hommage. C’est pourquoi lorsque je vois un roman contemporain comparé à une enquête de Miss Marple ou Hercule Poirot, je suis toujours tiraillé entre l’envie de m’y plonger et la peur d’être déçu. Mais en l’occurrence, ce qui m’a surtout attiré, c’est la localisation de l’histoire, dans un New York des années 1940, loin du cadre britannique habituel. J’aimerais donc remercier les éditions Calmann-Lévy pour leur envoi.

Avant de commencer cette histoire, il faut savoir où on met les pieds. L’auteur a souhaité ici remettre au goût du jour le roman à énigme. Il ne s’agit donc pas d’un thriller, ni même d’un policier puisque c’est un duo de détectives privés qui va mener l’enquête. 

L’auteur a parfaitement su recréer cette ambiance si singulière des années 1940 aux États-Unis, si bien que sans connaître la date de publication de ce roman, on aurait pu croire qu’il était sorti à l’époque. Mais Stephen Spotswood ne s’arrête pas là, puisqu’il introduit aussi des thématiques très modernes, comme la cause de la communauté LGBTQ+ par exemple. Tout ça au milieu d’une enquête palpitante et bourrée d’action.

On s’attache très vite aux personnages qui portent cette histoire sur leurs épaules. Car si l’intrigue ne sort pas vraiment du lot (bien qu’étant agréable et bien pensée), les protagonistes se démarquent véritablement des standards habituels. J’ai donc été ravi d’apprendre qu’il s’agissait là d’un premier tome et qu’on allait vite retrouver Will et Lillian dans d’autres aventures. Car croyez-moi, ce duo a beaucoup de potentiel !

Bref, je ne peux que vous recommander cette histoire au suspense maîtrisé du début à la fin, surtout si comme moi vous adorez les romans à énigme. La fortune sourit aux disparus n’est ni plus ni moins qu’un joli clin d’œil à la reine du crime de la part d’un admirateur qui a souhaité dépoussiérer un genre devenu intemporel.

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